La nuit était froide et obscure. La lune était déjà haute dans le ciel nappé d'un voile d'encre noire.
Les rues étaient désertes.
A part le gars qui avait l'air terrifié et qui courait en hurlant.Jamais Deylan n'aurait du quitter la Court. Et fallait bien que les ennuis lui tombent dessus...
Jack avançait depuis une demie heure dans les rue de Littledale et son angoisse ne faisait qu'augmenter.
Stop, je me suis assez promené pour ce soir, aller, on rentre au camp...Un bruit sourd vint troubler la nuit. Une poubelle venait de se renverser. Le bruissement de pas lents se firent entendre dans une ruelle déserte.
Une longue plainte, voire gémissement, fit sursauter Jack qui pressa le pas. Dans une petite ruelle sombre sorti lentement un gars à la démarche d'un alcoolique. Jack braqua son G-36C en direction du drôle de personnage.
Drôle? moi ça me donne envie de fuir.Il vit à la lumière de sa lampe torche des tache verte sur le T-shirt en lambeaux de l'homme. Du vomi... Il discerna aussi des tâches rouge sur son pantalons. Un liquide noirâtre dégoulinait de sa bouche. Sa peau putréfiée pendait par endroits. Une odeur âcre et horrible emplit l'air de la nuit.
Cette odeur fit penser à Jack un souvenir. Quand il était gosse, il tomba nez à nez avec une carcasse d'un animal mort. Et il senti la même odeur que maintenant. Jack mit son doigt sur la détente, prêt à faire feu.
Respires lentement, bloques ta respiration, vises, puis tire.Il pressa la détente de l'arme qui fit cracher une rafale sur l'homme.
Sur les trois balles tirées, deux seulement atteignirent la cible. La première balle arracha un morceaux de la tête de l'homme, la deuxième s'écrasa dans le cou, et la dernière dans le vide. Le gars s'écroula au sol en gémissant. Jack allait pour crier victoire mais derrière lui se tenaient debout, les bars tendus, dix autres personnes semblables à celui que Deylan venait d'abattre. Jack prit ses jambes à son cou puis parti vers le gars qui gisait encore au sol. Jack allait pour passer au dessus de sa victimes quand cette dernière leva la tête, les orbites des yeux vides.
Les dix autres personnes s'avançaient lentement vers Jack.
Con, facile à semer, on dirait bien des "zombies".Et il n'avait pas tort. Et à cette pensée, il serra plus fort son G-36C et courut de plus belle vers la ruelle d'où venait de sortir le premier zombie.
La rue était bouchée par les dix autres créatures monstrueuses tout droit sorties d'un cauchemar.
Jack arriva au bout de la petite ruelle et regarda sur la gauche. Une porte se tenait là. (ô grand hasard!) Certainement les cuisines d'un restaurant.
Mais pour corser le tout, la porte était verrouillée. Il visa soigneusement avec son arme la serrure. Ouvrir une porte de cette manière était très difficile. La balle pouvait ricocher à tout moment,...etc. Il pressa une nouvelle fois la détente et la serrure sauta.
Il regarda une dernière fois derrière lui pour apercevoir qu'un des zombies allait pour poser sa main sur son épaule. Jack se jeta contre la porte puis s'écrasa sur le sol carrelé d'une cuisine. Le halo de sa lampe torche éclaira dans le couloir le visage d'un des morts-vivants.
Il chercha et trouva ce qu'il désirait: une machette. Il la prit puis la lança sur le zombie qui se tenait sur le seuil de la porte. Le couteau se planta en pleine tête puis Jack se retourna pour affronter le zombies dans la cuisine. Deylan sorti son couteau de survie puis se lança à la charge, contre son unique adversaire. Ses veine s'emplirent d'adrénaline puis il serra les dents. Il donna un coup de couteau dans la main que tendait le zombie.
Deylan laboura le corps du monstre sans s'arrêter puis ouvrit lui la gorge. Des flots de sang noirâtre giclèrent sur les murs et sur le soldat.
Jack retira le couteau puis recula de deux pas. Il profita de ce temps de répit pour vérifier son arme puis se lança à pleine allure dans la cuisine pour atteindre une autre porte. Les zombies commençaient à investir les lieux.
Jack s'enferma dans un bureau. Il poussa devant la porte un petit meuble. La pièce était composée d'un bureau en bois, d'une armoire et d'une fenêtre. Jack s'approcha de cette dernière sans faire attention aux documents se tenant sur le bureau. Les murs étaient sales, le sol jonché de papiers. Le soldat s'arrêta devant la fenêtre. Un truc venait de bouger. Sans crier gare, la vitre vola en éclats de verre brisés et deux bras puissants saisirent Jack qui fut emporté. Un zombie s'était posté à la fenêtre pour le choper. Pas bête le type. Le monstre approcha sa tête du ventre du soldat qui retenait le visage du zombie. Dans un dernier effort, Jack réussi à dégainer son Berreta rangé dans son holster, sa main droite retenant toujours la tête du zombie. Jack braqua son arme de poing puis pressa la détente. La balle fit sauter le haut de la tête du zombie qui tomba en arrière. Jack, tremblotant, se mit contre le mur du fond pour souffler. Il se ressaisit puis sorti par la porte qu'il venait de "barricader".
Il continua dans le couloir, frôlant un zombie qui se trouvait là. Jack déboucha dans le restaurant, il observa la pièce à la recherche d'objets.